Kama Sutra

Le Kama Sutra de Vatsyayana est un livre indien qui a été écrit entre le IIième et le VIième siècle. Il a sans doute été un des premiers livres à parler sans tabous de l'amour physique, et de ses positions. Depuis qu'il a été traduit pour les occidentaux, son succès ne se dément pas.Voici des illustrations et des commentaires pour vous aider à entrer dans la dimension orientale de la sexualité. Mais le Kama-Sutra n'est pas tout, la preuve : " Dans le congrès (acte sexuel), il est bon de se livrer aussi aux positions que ne mentionne pas le Kama-Sutra s'ils augmentent l'amour et la passion. Car les règles du Kama-Sutra sont d'autant plus importantes à observer que l'amour et le désir sont modérés, mais quand l'embrasement est là, il n'y a plus de règles, ni de Kama-Sutra à suivre… ". Alors, passion endiablée ou Kama-Sutra, à vous de choisir…

 

L'acte du bond du tigre est conseillé pour la femme éléphant, dont le yoni (sexe) est profond. L'homme, s'il est plutôt un homme lièvre dont le linga (pénis) est de petite taille pourra aller profondément en elle. Mais cet homme doit être souple et musclé, la femme légère, et cette connexion ne doit pas durer trop longtemps.

"La femme relève et croise les jambes".
Ils forment un paquet presque fermé, et leur attention est refermé sur eux. Les amants peuvent rendre cette posture plus confortable en glissant un coussin sous le dos de la femme. La femme peut onduler son bassin en mouvement de baratte, faisant tourner le yoni (vagin) autour du lingam (pénis).

 

"Dans cette connexion, la femme place ses cuisses en travers des cuisses de son amant". On a pu l'appeler aussi " le repos du guerrier ". Entre deux unions passionnées, elle donne à la tendresse toute sa place. Le regard des deux amants se répond dans le calme et la sérénité.

 

Dans le Kama-Sutra, l'homme imaginatif multiplie les modes de connexion en imitant tous les animaux et suivant l'usage de chaque pays et les goûts de chaque personne. Ces variations inspirent aux femmes l'amour, la tendresse et le respect. "La femme peut sautiller comme un oiseau pour que les mille coups amoureux soient légers et rapides"…

 

"L 'amante lève les cuisses, et les tient toutes grandes écartées pour engager le lingam (pénis) à entrer en elle ". Cette posture est bonne pour les femmes éléphant dont le yoni (sexe) est profond.

 

"L'amante enserre l'homme comme le lierre enserre l'arbre. Elle l'enlace et le regarde amoureusement ". Idéale pour les femmes biches dont le yoni est peu profond ou les hommes taureau dont le lingam est grand, car la connexion reste superficielle. Comme le contact des corps est grand, le plaisir le plus fort n'est pas mécaniquement sexuel, mais plutôt tendre et amoureux. Pour réussir cette posture, si la femme est petite, elle peut monter sur quelque chose pour se surélever légèrement, ou porter des talons.

 

"Les jambes de l'homme et de la femme sont étendues droites l'une contre l'autre ". L'intimité et le contact des deux amants est intense. Leurs corps se touchent dans toute leur longueur, leurs yeux se rencontrent, leurs souffles se mêlent, leurs bouches se parlent… C'est une bonne posture pour la femme biche au yoni peu profond car dans cette union, il paraît plus long à son amant.

 

"La femme met un pied sur le pied de l'homme et l'autre sur sa cuisse. Elle passe un de ses bras autour de son dos et l'autre sur ses épaules, elle peut chanter et roucouler doucement. Elle donne l'impression de vouloir grimper pour cueillir un baiser ".L'homme et la femme sont donc debout, face à face. Elle garde un pied sur le sol, l'autre jambe étant levée et entourant son amant. La pénétration peut être profonde, et c'est elle qui la contrôle en fonction de sa position exacte. Elle peut donc lui procurer beaucoup de plaisir… même si cette position est fatigante !

 

La femme se place de manière à rétrécir son yoni (vagin). C'est une union à la fois reposante pour l'amante et excitante pour l'amant, surtout quand il aime percevoir un serrement sur son lingam (pénis).

 

"L 'homme va au-devant de son amante femme et touche son corps avec le sien. " Les bras de l'homme sont ici vigoureux pour soulever son amante. Il peut pratiquer tous les embrassements en particulier celui du jaghana où la chevelure de la femme est dénouée, flottante, et où il peut la mordre ou l'égratigner !

 

La femme est en quelque sorte assise sur les genoux de son amant, et les amants peuvent violemment, et sans s'inquiéter de se faire mal font comme s'ils voulaient pénétrer le corps l'un de l'autre. Cette posture convient à l'homme qui aime le dos de leur amante car il peut y pratiquer tous les baisers du Kama-Sutra.

 

L'homme et la femme sont couchés, et l'homme doit se tenir sur le côté gauche. Leurs jambes sont appliquées l'une sur celle de l'autre. Les 4 mains sont libres de pratiquer toutes les pressions, marques ou égratignures du Kama-Sutra : pression des ongles en griffe de tigre, en demi-lune, en patte de paon, en feuille de lotus bleu… C'est une posture douce et calme qui convient à la femme qui attend un enfant.

 

L'amante croise, avec l'une de ses cuisses, la cuisse de l'homme. La femme est donc sur le dos, une cuisse allongée, l'autre relevée et le genou plié. L'homme est assis sur la cuisse allongée de sa partenaire, l'autre jambe passée sous la cuisse de la femme. Cette union est particulièrement réjouissante pour la femme qui peut en même temps prodiguer des caresses à son amant

 

C'est une posture dédiée aux moments poétiques : " Les amants s'assoient pour jouir ensemble du clair de lune. Pendant que la femme est sur les genoux de son amant, le visage tourné vers la lune, il lui désigne les, l'étoile du matin, l'étoile polaire, les constellations… " C'est une position où la phrase plus récente de Saint Exupéry prend tout son sens : s'aimer, c'est regarder ensemble dans la même direction…Ainsi, l'émerveillement devant la nature peut participer aux plaisirs sexuels échangés. De plus, il peut la serrer dans ses bras très fort ou lui caresser les seins ou le clitoris…

 

L'amante relève la tête et la partie médiane de son corps. Pour l'homme, la force est nécessaire et pour la femme, la passivité. Pour faciliter la connexion, l'homme peut appliquer un onguent pour rendre l'entrée plus facile. Cette posture permet à l'amant d'aller profondément dans le yoni (vagin).

 

La femme se couche sur le dos en position naturelle et laisse l'homme lui former un collier de bras. Elle aussi peut former un collier de ses deux bras. C'est pourquoi cette posture est égale. En face à face, les yeux peuvent se répondre, les bouches pratiquer des embrassements. Les mouvement possibles sont limités, mais le contact des corps très intime.

 

La femme lève ses jambes bien droites ou même un peu vers l'arrière si elle est très souple. Elle fait partie des postures pinçantes car si la femme est très souple, elle peut quasiment se plier en deux sur elle-même. Le lingam (pénis) a toute sa liberté pour jouer dans le yoni (vagin) de toutes les manières possibles : pousser en avant, frotter, percer, donner un coup…

 

Dans cette posture, la femme peut serrer très fort son amant entre ses cuisses, et par là même diminuer la largeur et choisir l'inclinaison de son yoni (vagin) ce qui peut procurer au linga (pénis) un appui agréable.

 

Elle tient son nom du fait que c'est souvent celle qui commence la découverte du Sutra. La première mission de l'homme n'est pas de faire découvrir les postures à son amante, mais de faire tout ce qu'il peut pour procurer du plaisir à la femme. Beaucoup de sages sont d'avis que l'homme doit commencer par lui sucer le mamelon pour que son yoni (vagin) devienne accueillant.

 

Dans cette posture, la femme peut retenir avec force le lingam (pénis) dans son yoni (vagin). L'homme peut procéder aux actes suivants : percer, (le lingam frappe la partie supérieure du yoni), donner un coup (le lingam est retiré à une certaine distance du yoni avant d'y rentrer avec force).

 

"L'amante pose ses deux jambes sur les épaules de l'homme ". Cette posture fait partie de celles qui permettent facilement la fécondation. Elle nécessite une souplesse de liane de la part de la femme, et son yoni (vagin) reçoit alors une visite très profonde. Le linga (pénis) de l'homme peut lui paraître important.

 

"L'homme va au-devant de la femme, et touche son corps avec le sien. " La posture permet à l'homme de pénétrer complètement une femme éléphant, donc le yoni (vagin) est profond. ". Et le plaisir des yeux est au rendez-vous puisque le regard peut embrasser réciproquement une grande partie du corps de l'autre.

 

L'amante se tient sur ses pieds et ses mains comme une vache, et son amant la monte comme un taureau. Dans cette posture, toutes sortes de caresses qui se font habituellement sur le devant du corps peuvent se faire sur le dos. L'homme peut presser les seins et avec la main gauche, tandis qu'il bouge son linga (pénis) dans le yoni (vagin), ce qui double la volupté de la femme ainsi caressée et peut hâter son spasme de manière à le faire coïncider avec celui de l'homme. C'est la posture la plus favorable à la conception, car, alors, son fond est plus bas que son orifice. C'est aussi la posture la plus naturelle, mais la moins voluptueuse.